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Segou

C'est une ville paisible et calme sur les bords du Niger, une halte indispensable selon certains guides que je n'avais pas prévue au programme. En effet, à force de barouder, je commence à comprendre qu'à vouloir tout faire, on passe à coté de beaucoup de choses ! Il vaut mieux parfois rester plus longtemps dans certains coins plutôt que d'en faire trop. C'est en partie pour cette raison que j'ai fait l'impasse sur Tombouctou...
et puis, je ne dispose à chaque voyage que de 3 semaines !

Au retour de Markala, je fais une halte à Segou pour prendre le bus pour Mopti. 3 heures d'attente dans le bureau des transports Bani où je rencontre un jeune employé disposé à discuter. Madani m'invite alors à venir chez lui lors de mon retour sur Bamako pour jouer de la musique. Bien sûr, je ne peux laisser passer une telle occasion, trop heureux d'avoir peut-être fait la rencontre musicale tant espérée ! 15 jours plus tard, je m'arrête donc pour la seconde fois à Segou...

Sitôt descendu du bus, Madani m'accueille avec un grand sourire, ravi de voir que j'ai tenue ma promesse, chose rare, surtout de la part des Blancs... Moi qui me demandais si j'arriverais à le contacter et s'il se rappellerait de moi !

 

 

< En attendant le bus...

Petites boutiques bien typiques, s'étalant de part et d'autre du "goudron" ou des ruelles de terre.

Évidemment, ici, les poubelles se font rares !!

Le croquis est un bon moyen pour patienter en attendant le bus...

 

N'goni >

Segou restera pour moi l'étape musicale et son point d'orgue,
un "boeuf" avec les potes de Madani autour d'instruments bien typiques : kamare n'goni, djeliba n'goni, guitare, calebasse, tama... Un vrai régal !

Ci-contre, le Kamare n'goni de Madani qu'il s'est fait lui-même
(7 cordes, manche en bambou, table en peau de chèvre, corps en calebasse et clefs de guitare bricolées...) et le Bamana n'goni
(4 cordes, manche en bois rouge, table en peau de tête de boeuf et corps en bois). Madani me vend pour une somme modique un Djeliba n'goni, plus petit.

Impossible de dessiner plus à Segou car Madani me trimbale partout et me fait rencontrer plein de monde... encore une hospitalité exemplaire !

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